En France, une femme meurt tous les quatre jours des suites de violences conjugales. Le destin tragique de Marie Trintignant a rappelé une insupportable réalité, un sujet encore tabou. A Paris, la nuit, 60% des interventions de Police Secours concernent les violences conjugales qui représentent 30% des faits de violences constatés dans la capitale. Tous les experts sont d'accord: les violences conjugales sont encore mal identifiées. Les violences conjugales concernent tous les milieux sociaux et culturels et toutes les tranches d'âges même si les femmes de 20 à 25 ans mentionnent deux fois plus de violences que leurs aînées. Une chape de plomb, de silence, de honte et de culpabilité entoure ce sujet délicat. Combien de fois je me suis sentie démunie à ma permanence d'élue face à des situations dramatiques. Il est essentiel d'amener les femmes à dire non. J'avais déposé en septembre 2003 un voeu en Conseil de Paris pour que Paris lance une grande campagne d'information et de sensibilisation sur le thème de la lutte contre les violences conjugales, qui a été refusé car il n'était pas une initiative d'Anne Hidalgo.
Aujourd'hui, Catherine VAUTRIN, Ministre déléguée à la cohésion sociale et à la parité vient d'annoncer des mesures de renforcement de lutte contre les violences conjugales: prise en charge de femmes battues par des familles d'accueil; amélioration de l'accompagnement des auteurs de violences; application aux ex-maris, concubins et pacsés des circonstances aggravantes aujourd'hui retenues contre les maris; création d'un parcours de soins pour les femmes battues dans trois centres pilotes(Créteil, Clermont-Ferrand et Nantes).



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